Questions aux candidats aux élections sénatoriales 2026 (73 et 74)
27 septembre 2026 – Pays de Savoie
Sabaudia-Mouvement Région Savoie souhaite permettre aux candidats de s’exprimer clairement sur plusieurs questions qui concernent directement l’avenir institutionnel, démocratique et culturel des Pays de Savoie.
Nous avons proposé à tous les candidats, quel que soit le bord politique de répondre aux 10 questions suivantes.
Nous publions l’intégralité des réponses, et par ordre de réception.
Réponse de Mme Fabienne Grébert
Liste Haute-Savoie vivante sociale et citoyenne : Fabienne Grebert, Charles Anthonioz, Florence Zoppetti, Benjamin Joyeux et Sylvie Rahon Bischler (Écologistes)
A. Une collectivité unique pour les départements 73 et 74 ?
Les départements 73 et 74 représentent un ensemble culturel bien identifié, mais partagent aussi de nombreuses spécificités (montagne, lacs, tourisme, relations transfrontalières, université…) La coopération entre les deux département a été mise à mal ces dernières années. Elle nécessite une structure juridique plus forte pour être renforcée.
Êtes-vous favorable à la création d’une collectivité unique de Savoie regroupant les départements de Savoie et de Haute-Savoie ?
Pour exemples, la collectivité de Corse, ainsi que la collectivité européenne d’Alsace rassemblent deux départements.
☐
Oui
☑️ Oui, sous certaines conditions
☐
Non
☐
Sans
opinion
Précisions éventuelles :
En tant que liste écologiste et citoyenne, notre réponse à la création d’une collectivité unique réunissant la Savoie et la Haute-Savoie est défavorable à une simple fusion institutionnelle « par en haut », tout en restant ouverte à des coopérations renforcées et ciblées sur les vrais enjeux du territoire.
Changer les logos ou fusionner des administrations ne résout aucun des défis écologiques et sociaux urgents de nos territoires. Ce dont les Pays de Savoie ont besoin, ce ne sont pas de nouvelles structures institutionnelles coûteuses et chronophages, mais d’actions concrètes sur les compétences clés :
La mobilité et la qualité de l’air : Développer un ferroviaire fort, des réseaux de transports publics transfrontaliers et inter-vallées efficaces pour désengorger la vallée de l’Arve et les axes alpins.
La sobriété foncière et le logement : Lutter contre la spéculation immobilière pour permettre aux habitant-es et travailleurs locaux de se loger.
La gestion de l’eau et du climat : Mener une politique coordonnée de préservation de la ressource en eau face à la fonte des glaciers et aux sécheresses répétées.
Plutôt qu’une fusion institutionnelle rigide, nous prônons une coopération renforcée sur des sujets stratégiques transversaux (transports, transition touristique des stations de moyenne montagne, agriculture paysanne et circuits courts) à travers le Conseil Savoie Mont Blanc ou des syndicats mixtes rationalisés, sous deux conditions impératives :
Une transparence totale sur les orientations budgétaires.
Une réelle participation citoyenne, pour que les décisions ne soient pas réservées aux seuls états-majors politiques locaux.
Si vous êtes favorable à cette évolution, seriez-vous prêt, en tant que sénateur, à soutenir ou à porter une initiative législative permettant sa création ?
☐
Oui
☑️
Oui, sous certaines conditions
☐
Non
☐
Sans opinion
Précisions éventuelles :
Plutôt qu’un texte créant une nouvelle superstructure, nous soutiendrons les évolutions législatives favorisant la décentralisation fonctionnelle et le sur-mesure territorial :
Accorder plus d’autonomie et de compétences décisionnelles aux syndicats mixtes et au Conseil Savoie Mont Blanc, pour leur permettre de piloter conjointement des projets concrets (tarification unique des transports transfrontaliers, protection des bassins versants, souveraineté alimentaire) sans avoir à fusionner les départements.
Consolider le rôle des communes et des intercommunalités, qui sont les vraies mailles de la démocratie de proximité, en leur garantissant des dotations d’État stables et adaptées aux contraintes de la montagne.
Si une initiative législative tendant à modifier le statut institutionnel des Savoie devait être débattue au Parlement, nous déposerions systématiquement un amendement rendant obligatoire la tenue d’un référendum local décisionnel.
Aucun découpage territorial, aucune création de collectivité à statut particulier ne doit se faire par décision d’état-major ou par accord entre élus. Ce choix appartient exclusivement aux habitantes et habitants de Savoie et de Haute-Savoie.
Êtes-vous favorable à ce que les Pays de Savoie puissent quitter la région Auvergne-Rhône-Alpes, comme le souhaite l’Alsace vis-à-vis du Grand Est, afin de constituer une collectivité territoriale disposant de compétences propres renforcées ?
☐
Oui
☑️
Oui, sous certaines conditions
☐
Non
☐
Sans opinion
Précisions éventuelles – Quelle évolution institutionnelle vous semblerait la plus pertinente pour les Pays de Savoie ?
En tant que liste écologiste et citoyenne, notre position sur un éventuel « statut spécifique » ou une sortie d’Auvergne-Rhône-Alpes (AURA) est très claire : nous refusons le mirage institutionnel qui consiste à croire que déplacer les frontières régionales résoudra la crise écologique et sociale.
Par contre, nous partageons le constat de fond : la méga-région Auvergne-Rhône-Alpes est une aberration géopolitique et démocratique, trop vaste, trop éloignée des territoires et pilotée de façon centralisée depuis Lyon au détriment des urgences locales.
B. Évolutions institutionnelles de la France
Êtes-vous d’accord avec cette formulation : « L’excès de centralisation est l’une des raisons majeures des crises économiques et politiques que subit la France ? »
☐
Oui, tout à fait d’accord
☑️
Plutôt d’accord
☐
Pas d’accord.
☐
Sans opinion
Précisions éventuelles :
Oui, sur le fond, mais avec une nuance essentielle.
L’excès de centralisation étouffe les initiatives locales, éloigne le pouvoir des citoyens et impose des solutions uniformes technocratiques à des territoires aux réalités très différentes (comme les Alpes du Nord face à Paris).
Cependant, pour nous, la décentralisation ne doit pas être un prétexte à la concurrence entre territoires ou au désengagement de l’État : nous avons besoin d’un État fort pour garantir la justice sociale, la solidarité nationale et imposer les règles du jeu environnementales, combiné à un pouvoir local réel pour adapter et piloter la transition écologique au plus près du terrain.
Seriez-vous favorable à une évolution institutionnelle de la France, prenant ses distances vis-à-vis de l’application stricte du principe d’indivisibilité, afin d’établir une plus forte autonomie des collectivités territoriales, voire aboutissant à un fonctionnement fédéral de la République française ?
☐
Oui
☑️
Oui, sous certaines conditions
☐
Non
☐
Sans opinion
Précisions éventuelles :
Nous sommes favorables à une réforme constitutionnelle de décentralisation poussée, accordant un pouvoir réglementaire local renforcé et un vrai droit à la différenciation (pour adapter les lois aux spécificités de la montagne, du logement ou de l’environnement).
Cependant, nous défendons le principe d’indivisibilité dans ce qu’il garantit de plus précieux : l’égalité des droits sociaux, la justice fiscale et la solidarité réorganisationnelle entre régions riches et pauvres. Le modèle fédéraliste strict risquerait d’accroître les inégalités territoriales. Nous prônons une République écologique, girondine et solidaire, où l’État fixe les grandes exigences écologiques et sociales, tout en laissant aux collectivités le pouvoir réel de les appliquer.
Êtes-vous favorable au développement de mécanismes de démocratie directe au niveau local et régional et seriez-vous prêt à soutenir une évolution législative ou constitutionnelle allant dans ce sens ?
Par exemple : initiative populaire (pétition ayant valeur légale) , référendum local ou régional décisionnel.
☑️
Oui
☐
Oui, sous certaines conditions
☐
Non
☐
Sans opinion
Précisions éventuelles :
Oui, absolument.
La transition écologique ne se fera pas sans une transformation démocratique majeure. Au Sénat, nous soutiendrons toute évolution législative ou constitutionnelle pour débloquer la démocratie directe locale :
Référendum d’initiative citoyenne (RIC) local : Abaisser les seuils de signatures pour permettre aux citoyens d’imposer un vote décisionnel sur les grands projets d’aménagement et d’environnement.
Consultations décisionnelles : Rendre contraignants les résultats des délibérations citoyennes locales.
Moyens de contre-expertise : Financer des expertises indépendantes pour les collectifs citoyens face aux projets d’envergure (comme le FCC du CERN).
Budgets participatifs : Sanctuariser une part contraignante des budgets des collectivités pour les projets votés par les habitants.
Redonner le pouvoir de décision direct aux citoyens est indispensable pour la confiance démocratique et la protection de nos territoires.
C. Les exemples de l’Alsace et de la Corse
Le Sénat étant appelé à se prononcer sur l’évolution institutionnelle de la Collectivité européenne d’Alsace :
Voterez-vous en faveur d’une évolution permettant à l’Alsace de sortir de la région Grand Est ?
☐
Oui
☑️
Oui, sous certaines conditions
☐
Non
☐
Sans opinion
Précisions éventuelles :
Sur le texte autorisant la sortie de l’Alsace du Grand Est, nous ne voterons pas en faveur de cette loi en l’état.
Nos raisons et nos conditions :
Priorité aux politiques publiques, pas aux découpages : Redessiner sans cesse les frontières administratives consomme une énergie politique considérable sans résoudre les urgences écologiques et sociales du quotidien.
Condition démocratique obligatoire : Aucun changement de carte territoriale ne doit se faire sans le consentement direct des habitants. Si ce texte venait à être examiné au Sénat, nous conditionnerions notre vote à l’adoption d’un amendement imposant un référendum local décisionnel préalable.
Renforcer le droit à la différenciation : Plutôt que de détricoter les cartes régionales, nous défendons des compétences concrètes et adaptées pour les collectivités (sur le logement, la montagne, les transports) et le développement des coopérations transfrontalières réelles.
Le Sénat étant appelé à se prononcer sur l’évolution du statut de la Corse :
Voterez-vous en faveur de l’instauration d’un statut d’autonomie pour la Corse ?
☑️
Oui
☐
Oui, sous certaines conditions
☐
Non
☐
Sans opinion
Précisions éventuelles :
Oui, nous voterons en faveur du projet de loi constitutionnelle instaurant un statut d’autonomie pour la Corse au sein de la République. Pour nous, l’autonomie d’un territoire insulaire et de montagne comme la Corse ne constitue ni une menace ni un affaiblissement républicain, mais la reconnaissance légitime des réalités locales et un levier démocratique indispensable.
D. Culture et identité savoisiennes
Êtes-vous favorable à ce que les collectivités publiques de Savoie (73+74) renforcent leur soutien à la connaissance et à la transmission de l’histoire et de la culture savoisiennes ?
Par exemple :
enseignement de l’histoire locale ;
sauvegarde et transmission de la langue savoyarde ;
soutien aux associations culturelles ;
organisation d’événements consacrés à la culture savoisienne ;
transmission auprès des jeunes générations.
Visibilité des couleurs et emblèmes de la Savoie sur les bâtiments publics
☑️
Oui
☐
Oui, sous certaines conditions
☐
Non
☐
Sans opinion
Précisions éventuelles – Quelles mesures concrètes seriez-vous prêt à soutenir ?
Oui, absolument. La culture et l’histoire savoisiennes ne sont pas un passé figé, mais un socle vivant essentiel pour ancrer notre territoire. Nous soutenons le renforcement de ce soutien sur trois axes :
Transmission de la langue et de l’histoire : Valoriser la langue francoprovençale (arpitan) à l’école et financer la recherche ainsi que la médiation sur l’histoire des Pays de Savoie.
Mémoire et transition écologique : S’inspirer du patrimoine montagnard (gestion collective de l’eau, des alpages et des forêts) pour bâtir nos modèles de sobriété et protéger le patrimoine bâti local.
Soutien à la vie associative : Financer les associations culturelles et musées locaux qui font vivre ce patrimoine au quotidien pour toutes et tous.
1. Langue et patrimoine vivant
Co-financement de l’enseignement du francoprovençal (arpitan) : Soutenir la formation d’intervenants dans les écoles primaires, l’apprentissage périscolaire et le développement de sections bilingues facultatives.
Fonds d’aide à la création contemporaine : Créer une bourse culturelle pour les artistes, musiciens, compagnies de théâtre et auteurs qui créent, traduisent ou produisent en langue savoisienne.
Signalétique bilingue concertée : Subventionner les communes souhaitant installer une signalétique d’entrée de ville et patrimoniale bilingue (français / arpitan) pour rendre la langue visible dans l’espace public.
2. Éducation, recherche et mémoire :
Soutien renforcé à l’Université Savoie Mont Blanc (USMB) : Financer des chaires de recherche et des thèses consacrées à l’histoire sociale, environnementale et linguistique des Pays de Savoie.
Création d’un kit pédagogique « Histoire & Communs alpins » : Mettre à disposition des collèges et lycées du territoire des ressources sur l’histoire locale, en mettant l’accent sur les formes traditionnelles de gestion collective (consorts, alpages communaux, gestion de l’eau).
Renforcement du réseau des musées départementaux : Augmenter la dotation aux musées locaux (comme le Musée Savoisien) et aux écomusées de vallée pour la collecte d’archives orales, l’ethnologie et la numérisation des fonds historiques.
3. Vie associative et tourisme soutenables :
Guichet unique pour les associations culturelles : Pérennisations des subventions aux associations qui font vivre les fêtes traditionnelles, la musique, la transmission orale et le patrimoine bâti (moulins, fours à pain, chalets d’alpage).
Redirection du marketing touristique : Re-flécher une partie des budgets de promotion vers un « écotourisme patrimonial », axé sur la découverte du patrimoine rural, de la gastronomie paysanne et de la mémoire locale, loin du simple tourisme de masse événementiel.
Considérez-vous que la connaissance de l’histoire et de la culture locales peut contribuer à l’intégration des populations nouvellement installées en Savoie (73+74) ?
☑️
Oui
☐
Oui, sous certaines conditions
☐
Non
☐
Sans opinion
Précisions éventuelles – Quelles mesures concrètes seriez-vous prêt à soutenir ?
Oui, nous en sommes convaincus.
L’intégration ne passe pas par l’assimilation, mais par l’ancrage partagé dans un territoire de vie. Dans deux départements à forte croissance démographique, la culture locale est un puissant levier du « faire communauté » :
Comprendre son environnement : Transmettre l’histoire des communs alpins (gestion partagée de l’eau, des forêts, des alpages) aide à comprendre les fragilités de la montagne et inspire les comportements éco-responsables de demain.
Un sentiment d’appartenance inclusif : La mémoire, la gastronomie ou les traditions de la Savoie doivent être ouvertes à toutes et tous, et non réservées à un cercle restreint, pour permettre aux nouveaux arrivants de s’en emparer.
Passer de « consommateur » à citoyen : Connaître le territoire évite de le réduire à un simple dortoir ou terrain de jeu touristique, favorisant un véritable engagement pour la vie locale et la protection du cadre de vie.
Transmission et langue (arpitan) : Financer la formation d’intervenants dans les écoles, soutenir la création artistique locale et cofinancer la signalétique bilingue (français / arpitan) avec les communes.
Éducation et recherche : Financer des thèses sur l’histoire et l’environnement des Pays de Savoie à l’USMB, et diffuser dans les collèges/lycées un kit pédagogique sur les communs alpins (gestion partagée de la montagne, de l’eau et des forêts).
Patrimoine et mémoire : Renforcer le soutien financier aux écomusées et aux musées départementaux pour la numérisation des archives et la collecte de la mémoire orale des aînés.
Vie associative et éco-renovation : Pérenniser les subventions aux associations culturelles locales et créer des aides à la restauration du patrimoine bâti rural non classé (moulins, fours à pain, chalets) avec des éco-matériaux.
E. Votre engagement personnel – vos remarques générales
Quelles seraient la ou les mesures institutionnelles ou législatives que vous souhaiteriez défendre prioritairement en tant que sénateur du département 73 ou 74 ?
1. Droit au logement et régulation foncière : « La loi Montagne Vivante »:
Face à la spéculation immobilière, à la prolifération des résidences secondaires et des meublés de tourisme qui chassent les habitants et travailleurs locaux, nous porterons une révision législative majeure :
Un statut de résident local : Inscrire dans la loi la possibilité pour les communes en zone tendue ou touristique de réserver une part des programmes neufs aux personnes résidant ou travaillant sur le territoire depuis un temps minimal.
Encadrement strict des meublés de tourisme (style Airbnb) : Donner aux maires le pouvoir de plafonner le nombre de meublés de tourisme par quartier et appliquer une surtaxe fiscale importante sur les résidences secondaires.
Fiscalité foncière dissuasive : Surtaxer la plus-value immobilière spéculative pour alimenter un fonds départemental de création de logements sociaux et permanents.
2. Droit à la différenciation et « Droit de veto citoyen et municipal » :
Pour mettre fin au sentiment de dépossession face aux grands projets décidés d’en haut (comme l’autoroute A 412 dans le Chablais, le FCC du CERN ou le projet du Lyon-Turin).
Réforme du Code de l’environnement et des collectivités : Instaurer un droit de veto territorial exigeant l’accord formel des conseils municipaux et des intercommunalités directement impactés par un grand projet sous statut national ou international.
Consécration du référendum d’initiative citoyenne (RIC) local décisionnel : Rendre obligatoire la tenue d’un vote local dès lors qu’un pourcentage d’électeurs (5 à 10 %) en fait la demande sur un projet d’aménagement majeur ou de prélèvement massif de ressources (eau, énergie).
3. Sanctuarisation de l’eau et souveraineté ferroviaire :
Face aux sécheresses répétées et à la pollution de l’air chronique dans nos vallées :
Inscrire la hiérarchie des usages de l’eau dans la loi : Rendre juridiquement prioritaire l’eau potable des habitants et l’irrigation agricole vivrière sur tout usage industriel, enneigement artificiel de culture ou projet scientifique lourd.
Une loi de programmation pour les mobilités du quotidien : Garantir un plan pluriannuel de financement de,l’État pour la réouverture des petites lignes ferroviaires de montagne (ex. lignes de vallées), le cadencement des RER transfrontaliers (Léman Express, bassin chambérien) et le ferroutage obligatoire des poids lourds en transit alpin.
Avez vous des remarques générales à apporter ?
Il y a une convergence naturelle évidente entre notre écologie de terrain et votre régionalisme savoyard pour défendre notre terre, nos ressources et le droit prioritaire des gens d’ici à décider de leur avenir. Nous ne vous demandons pas un chèque en blanc, mais une alliance de combat : celle de la souveraineté locale contre le centralisme, et de la protection de notre terre contre la spéculation. Au Sénat, nous porterons une voix 100 % ancrée dans la réalité des Pays de Savoie.