par Noël Communod
Extrait du Livre blanc pour la création de la Région Savoie – juin 2003, édité par l’association « La Région Savoie, j’y crois ! »
En application des nouveaux articles constitutionnels qu’il vient de faire adopter, le gouvernement va organiser la consultation des Corses par referendum sur une nouvelle proposition d’organisation institutionnelle. Au nom du sacro-saint principe de l’égalité de traitement des territoires, la Savoie trouve là un argument supplémentaire pour demander que la Constitution puisse s’appliquer à son propre souhait de création d’une région unidépartementale. Le Gouvernement n’aura plus aucune raison légale de s’opposer à une demande de la majorité des élus de Savoie d’organiser un referendum. Il n’aura plus aucune raison de refuser à la Savoie ce qu’il a proposé pour la Corse.
En effet, l’argument premier avancé par M. Sarkozy pour défendre son projet de loi sur la Corse a été « la mise en cause récurrente et inacceptable de la légalité en Corse ». Suffit-il donc de poser des bombes pour obtenir un statut particulier ? Cela n’a jamais été l’état d’esprit des Savoyards. Pourquoi les Corses seraient-ils traités hors la République ?
Comparons maintenant ce qui est prévu pour la Corse et souhaité par les Savoyards :


La faune et la flore, du moins pour certaines espèces, ne sont pas les seules à être menacées de disparition. On en entend beaucoup moins parler mais, si rien n’est fait en leur faveur, les langues régionales minoritaires sont toutes vouées à s’éteindre. Au niveau européen, et encore plus à l’échelle nationale. Chargé par le Parlement européen d’un rapport sur la diversité linguistique et les langues menacées de disparition, François Alfonsi député européen Régions et Peuples solidaires (R&PS) pour la circonscription du Sud-Est, tire la sonnette d’alarme.


