le dossier
Peut-on encore inverser la vapeur ? Attirée dans un processus de globalisation mis en œuvre par le gouvernement, affaiblie par les visées conquérantes de sa voisine grenobloise, projetée dans un projet de fusion à peine voilé mené par son actuel président, la jeune université de Savoie, qui vient juste de souffler en 2009 ses trente bougies, risque bel et bien de disparaître.
Cette université a été crée en 1979, grâce aux efforts opiniâtres et persévérants d’élus et d’universitaires qui voulaient donner à notre territoire ce service public indispensable à son développement et à son émancipation intellectuelle. Écrasée par la sphère d’influence de Lyon, mais surtout de Grenoble, notre université n’a jamais réussi à atteindre sa pleine autonomie. Certaines filières souhaitables pour notre région n’ont jamais pu être ouvertes. Les crédits universitaires apportés par l’État et la région Rhône-Alpes ont toujours été en grande partie absorbés par les universités grenobloises et lyonnaises sans égard pour la densité de population et de l’éloignement du territoire savoyard.
Néanmoins, l’université de Savoie a su mettre en place d’année et année un certain nombre de services universitaires, reconnus sur le plan régional : l’IUT, les écoles d’ingénieurs et de management, les facultés de lettres, d’histoire, de psychologie, de sciences, de droit et d’économie, l’institut de la montagne ainsi que récemment, l’institut national de l’énergie solaire.

Le patois n’a jamais été une langue liturgique en Vallée d’Aoste. Seules les prières étaient récitées en français, qui fut ensuite remplacé par l’italien. Ce n’est qu’à l’occasion de la VIIème Fête valdôtaine et internationale des Patois, qui a eu lieu à Aoste en septembre 2010, que la décision fut prise par l’Assessorat de l’éducation et de la culture de promouvoir l’écriture et la célébration d’une messe en patois. Après une première dans la cathédrale d’Aoste, le projet est devenu itinérant à l’intention de toutes les paroisses qui souhaitent l’accueillir.


L’association Air de l’Ain et des Pays de Savoie (Air APS), reconnue d’utilité publique, a eu la charge ces dernières années d’effectuer des contrôles de pollution sur les deux départements savoyards, et sur le département de l’Ain.

« Un pas historique » : l’Assemblée nationale a adopté ce 21 Décembre un projet de loi pour un « référendum d’initiative partagée » demandant le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne.
Le 17 septembre à la fête internationale du francoprovençal de Saint Pierre d’Entremont Malika Benarab-Attou, députée européenne, membre de la commission culture du Parlement européen a présenté un « lexique français-francoprovençal des communes de Savoie » réalisé à son initiative. Ce petit ouvrage édité en nombre limité recense les noms vernaculaires des villes et villages des deux départements. Malika, originaire de Chambéry explique que ce lexique peut inciter les maires à mettre en place une double signalétique comme cela se pratique en Bretagne ou en Occitanie et, par delà, permettre aux habitants de garder une trace du passé ou, pourquoi pas ? donner à des jeunes l’envie de redécouvrir une langue. Dans la préface, Louis Terreaux, grand universitaire qui vient de publier une « histoire de la littérature savoyarde » à « la Fontaine de Siloé » et ancien maire de Saint Jean en Prieuré souligne le réel intérêt et la portée pédagogique de ce travail.